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mercredi 29 octobre 2014

le lièvre ou la tortue

Être maman à la maison est la job la plus intense qui sera à mon CV et Dieu sait que j'ai eu mon lot de jobs intenses dans le passé. Cette petite madame, avec ses mains collantes et sa morve au nez, a cette manière (parfois douce et parfois violente) de me faire réfléchir...jusqu'à revoir mes valeurs et ma manière de vivre.

Qu'est-ce qui c'est passé au moment où ces deux petites lignes sont apparues sur le test de grossesse? Pourquoi donc vouloir rester avec mon enfant, à la maison, tant et aussi longtemps que se sera agréable? Je ne l'ai pas réalisé tout de suite mais la lenteur est la principale raison pourquoi je suis maman à la maison.

Je dois par contre définir lenteur car nos journées tiennent plus du lièvre sur le speed que de la tortue avec un problème de glande thyroïde. Les heures passent à une vitesse si rapide que j'ai parfois de la difficulté à reprendre mon souffle. En étant maman à la maison j'offre à ma fille le cadeau de la lenteur. Plus précisément, je lui offre le cadeau de l'option de la lenteur ou, si vous voulez, de la flexibilité quant à la gestion de son temps.  

Au Québec, un enfant se retrouve généralement dans le beat du métro, boulot, dodo à 10-11 mois de vie et, devenu adulte, y restera jusqu'à sa retraire. Si l'enfant est chanceux, il va avoir un p'tit break quelques semaines par année mais c'est tristement pas toujours possible pour plusieurs raisons.

Je ne blâme pas içi le parent qui est souvent impuissant face au rythme de vie imposée par notre société de consommation. Je suis moi-même en constante réflexion à ce sujet comme attirée par la tentation du "m'a faire comme tout le monde, c'est ben plus facile pis j'veux plus de cash pour acheter plein de choses".

Pour plusieurs, la lenteur est possiblement une raison des plus insignifiantes mais, pour ma fille de trois ans (qui peut passer 30 minutes à regarder un site de construction - chose omniprésente à Montréal ces temps-ci), c'est le plus beau cadeau du monde...quoique la poussette pour poupée ;) 


* 

photo: Encore un peu de rose par une petite journée grise. 

lundi 27 octobre 2014

routine beauté ou maudit sois-tu soya

Depuis ma grossesse, ma santé est une montagne Russe avec des hauts et des bas (bouffée de chaleur, éruption cutanée, rougeur, démangeaison, gonflement des paupières, fatigue, faiblesse...alouette).

Après beaucoup de niaisage médical, j'ai réalisé que parfois ont est jamais si bien servi que par soi-même. J'ai alors entamé un régime d'élimination pour valider mon hypothèse d'allergies retardées (hypersensibilités) au soya et à la caséine.

Faire disparaitre ces principaux suspects de mon alimentation a été relativement simple (même pour une végétarienne). Mais, malgré mes efforts, j'étais toujours misérable.

Et puis, comme dirait Alice, zut alors! Il y a du soya dans TOUS mes produits...du shampoing à la pâte à dents en passant par la crème hydratante et le mascara. Contrairement aux produits destinés à la consommation, il n'y a aucun règlement pour identifier le soya dans les produits de beauté et d'hygiène. J'ai aussi appris qu'il y a plus de 75 synonymes pour le soya. 

Des semaines à chercher, analyser, contacter des compagnies, attendre des réponses, tester et gaspiller mon argent durant la phase "je suis dans le déni". Et, en plus de vouloir des produits sans soya, j'ai aussi certains standards (Cosmétiques non toxiques, Toxic Beauty et le site web Skin Deep). 

C'est donc avec beaucoup de soulagement (et encore quelques incertitudes...un 3e suspect?) que je peux finalement écrire cette routine beauté très simple parce que je ne sais pas si vous le savez mais, le soya, il y en a vraiment partout! 


*
MATIN 

Rinser mon visage avec de l'eau tiède seulement.

Laver mes cheveux avec le shampooing volumisant Hugo.

Laver mon corps avec le savon Pur & Pure de Druide.

Pour le rasage j'utilise le gel non parfumé du Dr. Bronner's. Pour le moment (à mon grand désaroi), je me procure les rasoirs jetables double lame sans bande lubrifiante parce que dans cette minuscule superficie il y a du soya.

Vaporiser mes paupières avec de l'eau florale de bleuet.
Recommandée pour tonifier le tissu cutanée, resserrer les pores, apaiser les peaux réactives. Soulage les yeux gonflés, fatigués ou irrités (eczéma).

Vaporiser les reste de mon visage avec de l'eau florale de rose.
Cet hydrolat serait un incontournable pour lutter contre le vieillissement cutané. Il purifie, rafraîchit et adoucit la peau. Il est aussi connu pour calmer les rougeurs.

Hydrater (corps + visage) avec du beurre de karité ou la lotion Pur & Pure de Druide.

Sur ma brosse à dents avec manche réutilisable, j'utilise la pâte à dents Desert Essence et je complète ma routine dentaire avec la soie dentaire Desert Essence.

Appliquer du déodorant savonnerie des Diligences.


SOIRÉE

Nettoyer mon visage avec le savon Pur & Pure de Druide ou les lingettes à l'eau démaquillantes réutilisables Lamazuna quand je vais avoir trouvé du maquillage sans soya...lentement mais sûrement.

Vaporiser (voir plus haut)

Hydrater (voir plus haut)

Routine dentaire (voir plus haut)


UNE FOIS PAR SEMAINE

Visage:exfoliant à l'avoine de Meow Meow Tweet
Corps: gant de crin

* 
Deux mots sur mon expérience...
avec le lavage du visage à l'huile: epic fail (acné kystique)
avec les masques à l'argile: epic fail (peau sèche)
avec le tonique au vinaigre de cidre de pommes : epic fail (irritation)

Mais c'est mon expérience - à MOI - et avec MA peau sensible, allergique et réactive. Donc, c'est pas parce que j'en ai pour des semaines avant de retrouver un visage "normal", et que je dois prendre des médicaments (acné kystique) que ces méthodes sont à proscrires. 

mardi 21 octobre 2014

il était une fois

Je n'ai rien contre les princesses de Disney, les tortues ninja et les autres membres de la famille du entertainment pour enfants. Ok, c'est un gros mensonge blanc.

Mes études en marketing et mon intérêt pour la psychologie du consommateur m'ont marquée à vie. Il y a une expression qui dit : "Knowledge is power and ignorance is bliss" (la connaissance est le pouvoir et l'ignorance est le bonheur). Parfois, je me dis que ma vie serait plus simple sans cette information emmagasinée.

Les films à la Disney sont des cookie-cutters qui servent, tout simplement, à faire du cash. La compagnie Disney Princess, qui existe depuis les années 90, est la vache à lait de l'empire Mickey Mouse. En 2012, les parents de petites nord-américaines ont acheté pour $1.6 milliards de trucs Disney Princess (échelle mondiale: $3 milliards). C'est de l'argent...et de la bébelle.

Par contre, j'aime bien les contes de fées "classiques" car ils favorisent l'imagination, la créativité et la cohérence (ex: le bien versus le mal, les peurs, la mort). Parce qu'ils sont parfois intenses (ex: les frères Grimm), un certains travail doit être fait pour dénicher une histoire appropriée pour le niveau de l'enfant. Il est aussi intéressant de faire un petite (ou grande) discussion post-lecture.  Mais Spiderman est aussi intense...c'est juste un autre genre!

J'imagine que je devrais conclure par "c'est une question d'équilibre..." mais j'en n'ai pas le goût! Cette giganteste machine commerciale qui influence la vie d'une majorité d'enfants et de parents, ben, elle m'énerve vraiment.

*

photos: première étape du projet "fées de l'automne"...à suivre! 

samedi 18 octobre 2014

du bon manger

Nous sommes une famille végétarienne à temps partiel. Alice mange de la viande à la garderie et, le samedi, père et fille savourent quelques tranches de bacon au resto. Chez ma mère, nous mangeons du poisson parce que les légumineuses lui font, comment dire, de l'effet. 

Je touche du bois car Alice mange de tout avec généralement beaucoup de plaisir. Elle nous aide, lentement mais sûrement, avec la préparation de certains repas et nous prenons en considération ses demandes lors de la rédaction de la liste d'épicerie.

À quelques reprises, elle nous a demandé de lui acheter une saucisse européenne. Nous avons décidé de respecter son choix de manger de la viande. C'est une question d'équilibre entre lui expliquer le pourquoi de notre végétarisme (adapté à un enfant de 3 ans) et la laisser expérimenter avec la nourriture.

Une famille végé, des allergies alimentaires, un petit budget et deux parents paresseux...voici donc certaines recettes qui se sont retrouvées à maintes reprises sur notre table de salle à manger.

note: sorry, tout est en anglais mais les recettes sont simples et il y a plein de photos
note: ma nouvelle alternative à la sauce soya
 
*

Black Bean Brownies
Black Bean Tacos with Avocado Cilantro-Lime Sauce
Broccoli, Chickpea, and Cherry Tomato Salad
Classic Quinoa Buddha Bowl
Coconut Curried Sweet Potato & Chickpea Stew
Crispy Quinoa Bake
Cuban Black-Bean Stew with Rice
Easy Broccoli Stir Fry
Kale, Black Bean and Avocado Burrito Bowl
Mediterranean Baked Sweet Potatoes
Quinoa Salad with Pears, Baby Spinach and Chick Peas in a Maple Vinaigrette
Tomato Walnut Basil Pasta
Vegan Caramelized Onion Mac n Cheese
Vegan Roasted Red Pepper Pasta
Veggie Chilli (recette dans le "sample recipes")

jeudi 16 octobre 2014

beau temps, mauvais temps

Je l'avoue, je suis jalouse d'un enfant de presque 3 ans. À vrai dire, je suis jalouse d'un système d'éducation qui n'existe pas encore dans notre coin de pays. Cet enfant, bon chum d'Alice, reste maintenant en Allemagne près de la Forêt-Noire. Et c'est dans cette dernière qu'il passe la grande partie de son temps.

Jusqu'à 6 ans, beau temps, mauvais temps, il va jouer, apprendre et explorer en pleine nature parce qu'il fréquente un Forest Kindergarten (garderie en forêt).

Au Québec, malgré notre passé de gens "robustes", on est petite nature. Selon mes observations, la moindre goutte d'eau sur une glissoire va immédiatement causer un mouvement de panique (petite exagération...mais si peu) auprès des garderies et des parents qui s'étaient aventurés à l'extérieur.

Des enfants mals habillés, un manque d'inspiration (késé tu fais avec des enfants dans la pluie?) et de motivation, une obsession pour l'hygiène (sors de ce corps bouette sale!)...toutes d'excellentes raisons.

Sans faire l'éloge du mouvement des Forest Kindergartens, il rejoint directement mes valeurs: aucun jouet commercial (bye bye Spiderman), respect de la nature, meilleure connaissance de son environnement, goût du risque, sens de la débrouillardise, autonomie,  curiosité, apprentissage selon ses intérêts...et un meilleur système immunitaire. 

À priori, c'est pas trippant de jouer à la pluie. Par contre, je pense que les parents douillets (je suis de ce groupe, faites-vous en pas!) auraient avantage à chausser leurs bottes d'eau de temps en temps.

Et je ne vais même pas parler du gouvernement qui se tire une balle dans le pied avec sa p'tite heure dehors pour les garderies subventionnées. 

Aujourd'hui, Alice m'a demandé d'aller jouer sous la pluie (parce que la vie continue même quand maman tousse de la morve jaune...mais je vais mieux merci).

Après un p'tit moment d'hésitation, à regarder la pluie tomber puis les yeux suppliants de ma fille puis le chien qui semblait trouver l'idée ridicule, j'ai dit: "Ok ma belle, lets go!" 

note: Alice est la petite chose bleue, toute trempée, sur la photo. 

mercredi 15 octobre 2014

repos

Il semblerait que mon système respiratoire est en pleine bataille contre je ne sais quelle bibitte. Aller chez le médecin n'est pas ma tasse de thé (comme beaucoup de monde j'imagine) mais je crois qu'une visite est maintenant inévitable.

Et qu'est-ce qu'une fille qui "crache ses poumons" fait de sa journée? Elle reste au lit en bonne compagnie (chat et chien), fait dodo, consomme des litres de tisane et regarde un documentaire sur la mauvaise gestion des déchets au Québec - La PouBelle Province (points bonus pour le jeu de mots)!

vendredi 10 octobre 2014

les p'tits matins

Sauf quelques exceptions (accompagnements de nuit ou un mini voyage à Toronto en amoureux), mes matins débutent toujours de la même manière... avec un bambin de 3 ans qui dort dans notre lit.

Alice débute doucement la nuit dans sa chambre et, comme par magie, elle se retrouve éventuellement près de moi. Quand exactement? Je ne le sais pas. Dan, lui, le sait car les pieds de la Comtesse d'Hochelaga se retrouvent entre ses côtes, sur ses fesses ou sur sa tête. Aux dires de Dan, elle arriverait aux petites heures du matin avec, ou sans, son oreiller, sa couverture préférée, son toutou et même des livres. 

Cette situation de partage de lit tardif (qui ferait péter les plombs à certains "spécialistes" du sommeil des enfants) est à l'image de notre "style parental": Il faut savoir choisir ses batailles ;) 

Et pour dire la vérité, j'aime me réveiller avec ma gang (incluant le chat et le chien) tous les matins. Je ne peux pas expliquer le pourquoi du comment de la chose mais c'est, pour moi, un beau moment de bonheur tout simple (remarquez que c'est pas moi qui a les petits pieds dans les côtes).

Il y a des p'tits matins qui débutent tout doucement, calmement, tendrement... pour ensuite se poursuivrent avec un gros pet et un bambin qui rit aux éclats parce que, tsé, c'est juste trop drôle comme blague à faire!

jeudi 9 octobre 2014

magasiner chez soi


Nous sommes une famille végétarienne depuis presqu'un an. Nous sommes aussi une famille (fine, c'est juste moi!) avec certaines restrictions alimentaires en raison d'allergies et de sensibilités à certains produits (soya et produits laitiers).

Nous sommes végétariens pour plusieurs raisons mais, à la base, c'est parce que nous aimons beaucoup plus cuisiner sans viande. Sans blague, mes papilles gustatives sont en extases depuis notre transition.

Un autre avantage à ce changement de style alimentaire (végétarisme, éviter soya/produits laitiers, cuisiner simplement, etc.) est notre facture d'épicerie. Petite parenthèse, végé n'est absolument pas synonyme d'économies. Loin de là, un panier d'épicerie composé d'une majorité de produits transformés peut facilement coûter un bras (ou même deux bras si se sont des produits biologiques). Pour être honnête, j'aimerais parfois consommer un peu plus de produits transformés mais puisqu'ils sont full soya je dois très souvent passer mon tour. C'est la vie!

Un des bons trucs pour diminuer la facture d'épicerie (végétarien ou non) est de magasiner, en premier lieu, dans son propre garde-manger. Si ledit garde-manger est bien organisé vous êtes en affaires car en plus de sauver du cash vous sauvez aussi du temps.

* 
Oui, c'est bon, je sais, je souffre légèrement d'OCD (obsessive–compulsive disorder)! 

mercredi 8 octobre 2014

le paradoxe du choix

Mon père me disait, à une certaine époque, que dans la vie il y a deux certitudes : mourir et payer des taxes. Dans le travail d'accompagnante à la naissance il y a aussi deux certitudes: être témoin de la naissance d'un enfant et boire beaucoup (énormément) de breuvages chauds.

Lors de rencontres avec mes clients, aussitôt mes souliers enlevés, je me retrouve systématiquement devant une sélection hallucinante de thés et de tisanes de saveurs, qualité et dates d'expiration diverses. 

J'adore boire du thé et des tisanes donc je ne m'en plains pas. Par contre, est-ce possible d'avoir trop de choix? Est-ce que d'avoir du choix est nécessairement synonyme de liberté? Est-ce que d'avoir trop de choix serait synonyme de déception et même de "paralysie du choix" (ex : trop de choix au menu déjeuner du resto du coin, fuck off, j'vais donc prendre le classique deux oeufs tournés)?

Sachez que je suis le genre de personne à passer une demi-heure devant la section des bas chez Simons. Après le 30 secondes initiales de "super, y'a beaucoup de choix!", les 29 minutes et 30 secondes restantes se transforment en "merde, y'a trop de choix!". Je quitte généralement le magasin avec le même trio classique de bas gris, je suis "épuisée mentalement" et en sueur si je fais cet achat en hiver avec mon manteau de duvet sur le dos.  Est-ce que j'ai un problème, probablement mais...

Cet été, je suis tombée amoureuse du psychologue américain Barry Schwartz et de son livre Le paradoxe du choix: comment la culture de l’abondance éloigne du bonheur (The paradox of choices: why more is less - Ted Talk avec sous-titres en français). Lui aussi semble avoir le même problème que moi et, en plus, il semble dire que c'est le cas de toutes les sociétés occidentales.

Je l'aime ce monsieur!

mardi 7 octobre 2014

quand réduire n'est pas logique

Connaissez-vous le Tiny House Movement (mouvement des micromaisons)? Selon wikipédia, c'est le nom donné à un mouvement social et architectural prônant la simplicité volontaire par l'habitation de petites maisons. Nous parlons içi de moins de 1000 pieds carré mais, nous avons aussi affaire à des habitations de 80 pieds carré.

En tant que fan de simplicité volontaire, je dois avouer que j'capote ben raide sur le concept. J'ai regardé des documentaires, j'ai passé des heures à lire des blogs sur le sujet, j'ai analysé des plans de maisons et j'ai rêvassé à la décoration de notre future minuscule maison.    

Il y a plusieurs avantages à adhérer à ce mouvement, avec comme gros point de vente, une diminution importante des dettes...en théorie. J'ai fait des calculs ainsi qu'un paquet de listes et j'aimerais tellement vous dire que nous partons vivre dans une micromaison (ou un microcondo) mais ce n'est simplement pas logique. 

Le monde de l'immobilier a beaucoup changé depuis l'achat de notre condo, d'un peu moins de 1000 pieds carré, il y a 5 ans. Acheter plus petit, à Montréal, serait tristement plus coûteux. 

Acheter un terrain et construire à la campagne serait plus économique mais, présentement, nous devons travailler en ville. Faire des heures et des heures de voyagement tous les jours est, pour nous, un gros non-non.

Par contre, je suis très manuelle...le genre de fille qui se gosse une maison avec des matériaux recyclés trouvés dans les poubelles, qui sait utiliser un gun à clous avec grâce et pour qui le mot plomberie est une douce mélodie à ses oreilles!!!!!!!!! Sérieusement, j'ai un voisin généreux qui vient à mon secours pour installer des tablettes dans notre garde-robe! Et Dan, ben, Dan pourrait en théorie le faire mais c'est pas sa tasse de thé (les ordinateurs c'est son truc par contre). 

C'est donc avec un peu (beaucoup) de déception que mon plan de vivre dans une minuscule maison tombe à l'eau...pour le moment! 

lundi 6 octobre 2014

la vie après facebook


Depuis un mois maintenant, je ne suis plus dans la gang.
Depuis un mois maintenant, je n'ai plus d'amis ;) 
Depuis un mois maintenant, je ne suis plus active sur facebook et c'est...super!

J'ai éliminé tous mes amis, tous mes likes, ainsi que tous les groupes. Par contre, pour le moment, je garde le service de messages...comme quand tu changes de numéro de téléphone mais que ton ancien numéro reste encore actif pendant quelques semaines.

Honnêtement, c'est un peu déstabilisant au début ne serait-ce que pour certains commentaires des gens de mon entourage. À les entendre parler, c'est comme si j'étais 1) maniaco-dépressive 2) membre d'une secte 3) snob 4) frustrée contre quelque chose!?!

Quand la poussière est tombée, après quelques jours, j'ai réalisé que la terre continuait de tourner. Oui, il m'arrive de manquer certains trucs comme des dates d'anniversaire, des événements potentiellement intéressants ou des p'tits vidéos drôles de chats qui tombent dans une toilette. Par contre, le concept de facebook en tant que tel de ne manque pas du tout. C'est même très libérateur.

Une chose intéressante est que plusieurs personnes, lorsqu'ils savent que je suis "hors-norme", me disent qu'ils aimeraient beaucoup quitter le monde de facebook mais que pour diverses raisons ils ne peuvent pas le faire.

C'est spécial quand même!

samedi 4 octobre 2014

rats de bibliothèque


La bibliothèque de mon hood, située dans l'ancien hôtel de ville de Maisonneuve, est un des endroits que j'aime le plus à Montréal depuis les trois derniers mois.

D'inspiration beaux-arts, la bibliothèque Maisonneuve est ornée d'une colonnade, de portes de bronze, de lampadaires, d'un plancher en mosaïque, d'un escalier de marbre et d'une coupole de verre multicolore. C'est très classy.

Par contre, le choix de livres n'est malheureusement pas à l'image de son architecture grandiose. Qu'à cela ne tienne, il y a mon bon chum Nelligan.

L'épiphanie de l'été fut la découverte du catalogue en ligne du réseau des biblios de la ville de Montréal. Je peux donc, en bobettes dans mon salon, transférer (presque) tous les livres que je veux à ma biblio locale.

Donc, en tant que personne souffrant légèrement d'OCD (obsessive compulsive disorder), j'ai transféré (des dizaines et des dizaines) et emprunté plus ou moins 200 livres pour ma petite famille. Il faut bien compenser la perte volontaire de notre télévision.

Le seul hic est que Nelligan, tout comme un stalker, me laisse constamment des messages sur mon cellulaire...pour m'aviser qu'un livre est arrivé!

note: fide et labore veut dire par la foi et le travail.

vendredi 3 octobre 2014

ça fait communautaire

Avant d'être maman à la maison et doula, j'étais gestionnaire de projets contractuelle.  Après quelques temps dans le corpo, je gravitais en direction du communautaire...et après quelques temps dans le monde du "y a donc ben pas d'argent icite", je retournais dans le monde du "y manque comme un p'tit côté humain icite".

Le communautaire c'est parfois broche à foin. Quand je suis exaspérée, surtout à la fin d'un contrat, j'utilise en abondance l'expression péjorative "ça fait communautaire".

Je ne sais pas si c'est par snobisme ou par peur de prendre les services des gens "pauvres et malades" mais les familles de la classe moyenne (tsé, ceux qui n'en arrachent pas trop dans la vie...quoi que!?!) fréquentent peu la multitude de services offerts par le communautaire.

Comme si le cours de poterie à 250$ au privé doit absolument être ben plus cool que celui du centre communautaire à 25$. note: Il était pas si chouette que ça mon cours de poterie à 250$ pour votre information.

La morale de l'histoire est que le communautaire, en plus de fournir des accompagnements à la naissance gratuits à des familles de Montréal, est une mine d'or pour les gens qui pratiquent la simplicité volontaire.

Mon dernier coup de coeur va à la joujouthèque de mon quartier. Le service est super, le choix est incroyable, la carte de membre est rentabilisée assez vite merci et, après deux semaines, deux nouveaux jeux pour amuser la Comtesse d'Hochelaga.

jeudi 2 octobre 2014

un ami à deux faces

Depuis quelques années, je "declutter" avec passion. Appelez ça comme vous voulez (désencombrer, dégager, minimiser, éliminer, épurer, etc.) mais pour moi cette activité est à la fois une petite thérapie, un agréable passe-temps et surtout un mode de vie.

Pour plusieurs, se défaire du superficiel représente l'entrée dans le monde du minimalisme. Ce processus n'est pas toujours facile et nécessite persévérance (entêtement!) et confiance.

Mais pourquoi donc se défaire de biens matériels? Et bien, pour plusieurs raisons.

Pour moi, c'est un mélange d'efficacité, de gestion de l'espace, de clarté mentale, de respect de l'environnement, de finance, de temps, de style...et surtout pour faire de la place pour ce qui est important à mes yeux.

Le Village des valeurs situé "dans ma cour" demeure un allié important dans le succès de cette opération. Pratiquement toutes les semaines depuis trois ans, armée d'un sac de vêtements, de gadgets de cuisine, de jouets désuets, d'objets "ramasse-poussière", de livres, etc., je marche fièrement en direction du Village des valeurs. Je dépose le tout dans le gros bac rouge et je quitte...non, se serait trop facile.

Le problème est qu'il faut avoir la force d'éviter le piège des "ooohhhh, la super trouvaille" car revenir à la maison avec un sac plein de trucs usagés n'est pas très productif!

RÉGLEMENTS DU VILLAGE DES VALEURS
1) un nouvel object entre dans la maison = un objet doit sortir de la maison
2) coup de coeur ou véritable besoin (ex: bottes d'hiver "presque neuves" pour Alice)
3) j'me fais-tu avoir (qualité, durabilité, style, prix) 

Et, finalement, toujours faire abstraction du slogan de l'établissement :

Faites de la place pour tous vos nouveaux articles.
Faites un don aujourd'hui!


note: difficile de penser que cette photo a été prise dimanche passé!?!

mercredi 1 octobre 2014

une agréable surdose d'écriture

J'écris ce blog pour le plaisir d'écrire et pour le plaisir de mettre mes idées sur "papier". Je n'écris pas ce blog pour gagner en popularité ou pour m'enrichir financièrement. Je suis donc une bloggeuse old school qui est dépassée (et même attristée) par la popularité grandissante des blogs commandités.

Au mois d'octobre, je m'accorde la liberté personnelle d'écrire un petit quelque chose tous les jours. Oui, je vais donc m'amuser à pondre 31 textes sans aucune attente ou indicateur de succès...et, je l'espère, sans aucune déception.

Parce que le plaisir d'écrire ne devrait pas avoir de prix.

vendredi 19 septembre 2014

Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas



3RV check-list (pas dans l'ordre)

Réemploi:  check
(ex:  utiliser des sacs réutilisables à l'épicerie)

Recyclage: check
(ex:  déposer au bac à recyclage les contenants vides)

Valorisation: check
(ex:  fabriquer du compost à partir de matières résiduelles organiques)

Réduction à la source: ...de késé?!?
(ex:  réfléchir à nos vrais besoins et faire nos achats en conséquence)

*

Déni collectif ou problème de consommation sociétal, la réduction à la source fait tellement chier que la majorité des gens ne sait même pas qu'elle existe et encore moins que c'est l'action qui est la plus à prioriser selon la hiérarchie des 3RV.

Des achats, il va toujours y en avoir...c'est normal. Par contre, devons nous absolument consommer à n'en plus finir?  Est-ce que nos achats nous définissent vraiment en tant que "success story" ou "epic fail"?

Même les minimalistes achètent des trucs (troublant, je sais - hihihi)! Par exemple, j'ai acheté ce matin une nouvelle paire de souliers et, tantôt, je dois aller à la quincaillerie et au magasin grano du coin. Ces achats ont été analysés en long et en large (bon, il y a quand même des limites à analyser l'achat d'une nouvelle brosse à dents pour Alice!) et même la paire de souliers représente un vrai besoin...pas un besoin vital mais quand même un besoin qui va au-delà du "j'veux les souliers juste parce qu'ils sont tellement cutes".

L'idée n'est pas nécessairement de se priver mais bien de changer nos façons de faire pour consommer autrement. Facile à dire mais pas facile à faire quand nous (incluant les enfants) sommes bombardés d'incitatifs à la consommation qui nous promettent la lune ou du moins d'être ben plus heureux ou ben moins poches.

Comme tous les consommateurs, j'ai évidement mes faiblesses, mais je suis particulièrement fière de la manière dont notre petite famille gère ses ressources depuis quelque temps...même si parfois cela implique du pourquoi faire simple quand tu peux faire compliqué!

mardi 9 septembre 2014

briser du béton

Il y a quelques décénnies, le rôle de la femme québécoise était relativement coulé dans le béton. La priorité était de s'occuper des enfants, des tâches ménagères, des repas, du quotidien. Il y avait assurément de l'insatisfaction mais s'était la vie.

Aujourd'hui, le rôle de la femme québécoise est aussi relativement coulé dans le béton. La priorité (il existe une multitude d'études sur le sujet) est de s'occuper des enfants, des tâches ménagères, des repas, du quotidien mais en travaillant 40 heures par semaine. Il y a assurément de l'insatisfaction mais c'est la vie.

Mais, est-ce que c'est ça la vie? Est-ce que c'est une question de choix ou de j'ai pas l'choix? Est-ce que les féministes se sont tirées une balle dans le pied? Est-ce qu'à force de tout vouloir on se retrouve avec un p'tit rien tout nu? Est-ce que nos enfants sont victimes de cette course à vouloir tout faire? 

Depuis quelques mois, avec ma tête de cochon en suivant mon coeur, j'ai décicé de faire autrement. 

Pour arriver à ce choix, j'ai utilisé mon principe de macroéconomie préféré dans tout le monde entier : le coût d'opportunité ou le manque à gagner potentiel, en tenant compte des externalités positives/négatives, entre deux choix.

Donc, en plus de faire une bonne analyse de notre situation financière, j'ai considéré des facteurs comme le temps, la qualité de vie, l'efficacité, la motivation, le voyagement, la fatigue, le stress, la socialisation, les petites surprises associées à la fréquentation d'un garderie (incubateur à germes) et surtout le facteur "pourquoi faire simple quand tu peux faire compliqué".

Je ne regrette pas mon choix : mère à temps plein et job à temps partiel. C'est le combo parfait pour notre réalité familiale.

Par contre, dans une société qui ne considère pas ce mode de travail comme une option viable, il n'est pas rare de se sentir un peu seul...du lundi au vendredi entre 9:00 et 17:00. 

Briser du "béton", c'est pas toujours évident! 

jeudi 4 septembre 2014

qui vivent sous une roche

C'est décidé, en fin de semaine, je me déconnecte de Facebook pour TOUJOURS!

Je vais rejoindre Dan dans les rangs des personnes dysfonctionnelles qui ne se log pas sur Facebook en quête de...je ne sais pas trop quoi (quoique les p'tits vidéos drôles de chats qui tombent dans une toilette).

C'est complètement ridicule mais j'ai comme un malaise, une petite hésitation, à "boucler la boucle".  Cest comme une peur irrationnelle de ne plus faire partie de la gang ou de manquer quelque chose d'important (quoique les p'tits vidéos drôles de chats qui tombent dans une toilette). 

Il existe une multitude d'articles sur le sujet et qui présentent l'information selon différents angles. Par contre, la conclusion reste généralement la même: c'est "poche" Facebook (quoique les p'tits vidéos drôles de chats qui tombent dans une toilette). 

En appartenant maintenant à la catégorie des gens "qui vivent sous une roche", je vais possiblement louper quelques trucs intéressants mais je crois que le jeu en vaut la chandelle. Et, de toute manière, Facebook n'est pas la seule manière d'avoir de l'information de qualité (je suis morte de rire).

(mais les chats...les chats qui tombent dans la toilette!!!).

lundi 18 août 2014

nous sommes faits l'un pour l'autre


Hier, nous célébrions notre 7e anniversaire de mariage. Et cette année, nous nous sommes lâchés lousses : nous y avons pensé (bon, ma mère nous l'a dit en fin de semaine). Et en plus de ne pas l'avoir complètement oublié, nous nous sommes achetés des petits cadeaux.

Je ne veux pas dénigrer les anniversaires de mariage. Je crois que pour nous, notre anniversaire de "fréquentation" est plus important. Cette année, je vais avoir passé exactement la moitié de ma vie avec Dan car il est mon copian depuis 17 ans et, ben, j'ai 34 ans.   

Tout cela pour dire que nos choix de cadeaux, légèrement ridicules mais plein de bonnes intentions, démontrent à quel point nous sommes faits l'un pour l'autre.

Dan m'a acheté une minuscule plante qui était "toute seule de sa gang" (Dan sait que j'ai la fâcheuse habitude de donner des émotions aux objects...oh, la pauvre petite plante "rejet" est toute triste).

Et moi, je me suis dit qu'un gros biscuit au chocolat "full cochon", acheté au café hipster près de la maison, serait rendre mon homme heureux.

Mission accomplie mais la marche est maintenant haute pour notre 8e anniversaire!

mardi 29 juillet 2014

c'est le début d'un temps nouveau























(lettre à ma fille)

Cette aventure c'est terminée en se berçant doucement, dans un hamac, au coeur du parc régional de la forêt de Ouareau. Cette décision était bien réfléchie mais je ne me faisais pas à l'idée de la mettre à exécution. Après 40 mois, l'habitude était bien ancrée. Après tout, il faudrait en moyenne 21 jours pour former une habitude et nous en étions à plus de 1200.

Je t'avais bien préparée...aussi bien que l'on peut préparer un enfant de 3 ans pour qui la notion du temps est loin d'être acquise. En réalité, je crois que je me préparais à mon propre "deuil" car sevrer un enfant de 40 mois peut être une épreuve psychologique. Mettre fin à l'allaitement d'un poupon n'est pas plus évident. Je dis seulement que le processus m'apparait différent.

J'ai toujours envisagé un sevrage naturel. Lentement tu te serais désintéressée et la page aurait alors été tournée en toute simplicité. Je t'ai donc allaité de plein gré (à l'expo de Jean Paul Gaultier, dans le métro de New York, au défunt Madrid sur la 20, etc.), sans la moindre difficulté, et jamais nous nous sommes cachées. En 40 mois, nous n'avons jamais été victimes de commentaires désobligeants ou même de regards déplacés. 

Par contre, il suffisait de te poser la question pour rapidement réaliser que ce que tu aimais le plus au monde était le lait de maman et tu n'avais absolument aucun plan de cesser ta consommation de ce liquide que tu qualifiais de vanillé. Le jour de tes 3 ans, tu ne tétais que le matin ou en "cas d'urgence". Je dois t'avouer que les semaines suivantes, ces quelques tétées, j'y allais un peu à reculons.

Allaiter un enfant de 3 ans n'est plus une question de "demande", c'est un consentement mutuel...un allaitement dit à l'amiable. Je n'avais simplement plus le désir de te donner le sein. Le coeur n'y était plus. La vie en était ainsi.

Comment te faire comprendre, du haut de tes 40 mois, que cette coupure n'était pas une punition. Tu n'avais absolument rien à te reprocher. J'engoissais à l'idée que tu te sentes rejettée par la productrice de lait. J'anticipais avec terreur les 5 phases du deuil que tu allais bientôt (nous faire) vivre. 

Je t'ai naivement dit que le lait resterait à Kabania. Avec un regard de "me prends-tu pour une conne" tu m'as dit: "Maman, regardes, le lait est dans tes seins et pas à Kabania" (epic fail).

Et puis le moment de la dernière tétée est arrivée. C'est dans un hamac coloré, sous une cabane perchée dans les arbres, que nous avons silencieusement pleurées. Tu comprenais très bien la suite des choses car tu buvais avec une rare intensité. Tu m'as ensuite dit que tu étais très triste. Je t'ai dit que j'étais très triste.

Puis les jours ont passés.

La fin de cette aventure est à l'image de son commencement: sans aucun problème. Je suis soulagée mais j'ai quand même le coeur gros et la larme facile...beaucoup plus que toi je crois.

T'allaiter, au gré des saisons, fut un privilège incroyable. C'est une expérience qui n'est pas donnée à beaucoup de monde dans notre coin de planète. Merci de tout coeur ma belle Alice.

C'est donc le début d'une nouvelle aventure. Levons nos verres...de lait d'amande!